C'est là que ça se passe

Programmation pluriannuelle de l’énergie : l’avenir énergétique porté par l’effort prospectif

Depuis le 19 mars et jusqu'au 30 juin 2018, un large débat public doit présider à l'élaboration de la nouvelle Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), feuille de route de la politique énergétique conduite à échéance des dix prochaines années.

Où en sommes-nous de la réduction des émissions de gaz à effet de serre ? Quelle politique industrielle faudra-t-il promouvoir dans le souci de l’équilibre environnemental ? Quelles habitudes de consommation devrons-nous assumer face au réchauffement climatique ? Quels processus consacreront le passage gradué à l’après-nucléaire ? Ces questions, parmi bien d’autres, entreront directement dans le cadre du débat public qui s’annonce à l’aune de la révision annoncée de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).

La PPE a été instituée à la faveur de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte du 17 août 2015. Articulée à la Stratégie nationale bas carbone appelée à être révisée en même temps qu’elle, elle doit constituer le socle de la politique énergétique française menée à l’horizon 2028. C’est à une commission spéciale de sept personnes, constituée dans le giron de la Commission nationale du débat public (CNDP), qu’il revient de superviser la consultation citoyenne engagée dans cette perspective. Sur une vingtaine de sujets, les contributions individuelles sont sollicitées dans un effort d’analyse, mais aussi de projection. Tiré au sort par la Commission nationale à l’entame du procès, un panel de 400 citoyens – le G 400 – devra se prononcer à l’issue des débats sur leurs aspects les plus saillants.

Jusqu’au 30 juin, chacun peut donner son avis sur la PPE. Tous les avis sont rendus publics et ouverts aux commentaires. Ils seront pris en compte par la commission lors de la rédaction du compte rendu du débat.

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