C'est là que ça se passe
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La voirie, bastille du renouveau urbain

Désengorger la circulation des centres ville constitue désormais le maître-mot des politiques publiques. Impératif écologique et qualité de vie obligent. Depuis le début des années 2000, certaines mégalopoles ont inauguré le mouvement consistant à reconvertir en espaces de convivialité des territoires où la voiture était reine.

La ville de Séoul a ainsi détruit une autoroute suspendue pour la transformer en parc. Dans le même esprit, San Francisco, sous l’impulsion du projet Parklets depuis étendu à d’autres villes, a permis à des propriétaires de magasins ou de biens immobiliers de réaménager leurs places de stationnement en mini-espaces verts à disposition de tous. C’est justement à San Francisco, en 2005, qu’a vu le jour l’initiative du Park(ing) Day, portée dans 55 villes françaises et 180 conurbations à travers le monde et dont la dernière édition a eu lieu le 16 septembre. Ludique, l’opération démontre les larges possibilités offertes par une voirie libérée de ses automobiles, de l’espace de relaxation au potager éphémère en passant par l’aire de jeux, la terrasse mobile ou encore l’atelier d’artiste.

 

© Dédale

© Dédale

 

« Park(ing) Day est un temps fort, et à la fois le support d’une réflexion de long terme sur la nécessité de se réapproprier l’espace urbain face à la densification démographique et la pollution », explique Stéphane Cagnot, directeur de l’agence Dédale, spécialisée dans la culture, les technologies et l’innovation sociale, et promotrice de l’événement. « Le Park(ing) Day réunit des citoyens, mais aussi des designers. L’un de ses objectifs est de susciter la prise de conscience des pouvoirs publics pour aboutir à des projets pérennes d’espaces publics, créatifs et partagés. Une rue parisienne du quartier de la Bourse où nous avions mis en place un skate park a totalement changé de morphologie. Le skate park y est désormais permanent. » Le Park(ing) Day précède de neuf jours la Journée sans voiture, où Dédale compte également se manifester. « Pour aller à rebours des réticences ou des hostilités », dans un environnement où « avoir sa voiture » définit encore pour beaucoup une position sociale.

 

© Dédale

© Dédale

 

Photo à la Une : © Dédale

 

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